Au-delà de la réalité: Magritte et De Chirico dans la boîte de dialogue de Bâle

Au-delà de la réalité: Magritte et De Chirico dans la boîte de dialogue de Bâle

Le monde – Est l’1923, quand un jeune graphique spécialisé dans les fonds d’écran de le voir pour la première fois, la peinture, la Chanson de l’amour de Giorgio de Chirico (aujourd’hui au MoMa, New York): dans un espace urbain similaire à de nombreux “piazze d’italia” apparaissent comme un énorme casting de la tête de l’Apollon du Belvédère, un géant de gants en latex et une boule verte.
La cinq-année-vieille passion pour la peinture est René Magritte, et cette rencontre marque un tournant dans sa carrière en tant qu’artiste. Profondément impressionné par le cadre, la décrit comme une œuvre qui “représentait une rupture avec les habitudes des artistes qui sont prisonniers de talents, de les vertueux, et de tous les petits défauts causés consolidés: une nouvelle manière de voir”.
Après l’influence cubiste et futuriste, Magritte est très clair que ce sera sa façon: en 1926, il peint sa première surréaliste, la peinture, Le jockey perdu, et, en 1927, elle fait ses débuts à la galerie Le Centaure à Bruxelles, avec un effectif de 60 œuvres.

La comparaison entre les deux maîtres du Xxe siècle est au centre de l’exposition Giorgio de Chirico et de René Magritte, la Galerie d’Art de Plus de Bologne à Bâle du 10 au 16 juin, à l’occasion de l’Art Basel. Après le succès de l’exposition consacrée à Giorgio Morandi en 2018, c’est le moment d’un dialogue dense et aliénant, qui, par le biais de références croisées, des similitudes et des discontinuités met en lumière l’influence de la pittura metafisica sur l’un des plus aimés des interprètes du Surréalisme dans les arts visuels.

Dans les espaces d’exposition de Mentelin-Hof trouverez des peintures à l’huile des deux artistes, plus bronze sculptures et œuvres sur papier de de Chirico: un corpus qui s’étend de la vingtaine à la Soixantaine, en indiquant comment, avec la médiation de Magritte, l’influence de la Métaphysique sont venus dans le Pop Art et l’art conceptuel.
Dans l’exposition la plus représentative de Giorgio de Chirico, de mannequins d’Hector et d’Andromaque, ou les Troubadours de l’isolement des lieux de l’Italie, sans oublier l’inspiration classique de la Chevaux sur le rivage de la mer et les Gladiateurs. Et puis Magritte avec ses images dans l’image, son déplacement entre le jour et la nuit, l’continue de chevauchement entre le réel et l’irréel, ce qui donne lieu à une nouvelle “réalité”.
Une réunion d’énigmes et de suspension des atmosphères met en évidence un fil rouge qui va courir à travers la production artistique du XXE siècle.

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